La question qui nous réunit est celle de l'étendue matérielle de la corruption privée. Si l'article 445-1 du Code pénal semble inclure tout « avantage quelconque », la frontière entre l'usage d'affaires et l'infraction demeure ténue, notamment face à une jurisprudence qui distingue les cadeaux admis des avantages occultes. Nous devons déterminer si ce champ délictuel est structurellement plus étroit que celui de la corruption publique.
Pour ce débat, j'ai sollicité :
JI Renard, pour l'angle de l'instruction financière. Me Rousseau, pour la protection des libertés face au pénal. Pdt Marchand, pour la pratique des tribunaux correctionnels. Me Lambert, pour la réalité du droit des affaires. Dep. Martin, pour la perspective de la commission des lois. Sen. Blanc, pour l'analyse parlementaire. Dep. EU Weber, pour l'harmonisation européenne. Me Fournier, pour le lien avec le droit public. Cons. Leroy, pour la rigueur de la haute juridiction administrative. Dir. Mathieu, pour la conception de la loi au Sénat. Pdt. de Saint-Marc, pour la gouvernance des entreprises. Me Da Silva, pour l'expertise en droit international.
JI Renard, je vous laisse la parole pour ouvrir la discussion.