Le débat qui nous réunit aujourd'hui interroge la pérennité de la protection du consommateur : l'action visant à faire déclarer une clause abusive « réputée non écrite » est-elle soumise à la prescription ? Si la Cour de cassation semble lier la restitution des sommes à un délai quinquennal, certaines cours d'appel, comme celle de Besançon, soutiennent que l'action est imprescriptible car la sanction opère de plein droit.
Pour explorer cette tension entre sécurité juridique et protection de la partie faible, j'ai sollicité des regards croisés.
Cons. Dupont, vous apporterez la vision de la Cour de cassation. Me Durand, vous analyserez la structure des obligations. Pdte Moreau, vous témoignerez de la pratique des cours d'appel. Dep. EU Weber, vous replacerez la question dans le cadre européen. Me Lambert, vous soulignerez les enjeux pour la sécurité des affaires. Dep. Martin et Sen. Blanc, vous apporterez la perspective du législateur. Enfin, Pdt Mercier, vous interviendrez sur l'application concrète et l'urgence.
Cons. Dupont, je vous laisse la parole pour ouvrir cette discussion.