Le débat qui nous réunit aujourd'hui interroge la hiérarchie des modes de réparation du préjudice écologique. Si le Code civil pose le principe de la priorité de la réparation en nature, la jurisprudence récente, notamment celle de la Cour de cassation de mars 2024, semble valider la possibilité d'une réparation par équivalent monétaire. L'enjeu est de déterminer si l'indemnisation financière est un simple accessoire ou une alternative légitime face à l'impossibilité de restaurer l'écosystème.
Cons. Dupont, vous apporterez l'éclairage de la Cour de cassation. Me Durand, vous analyserez la mécanique des obligations civiles. Pdte Moreau, vous nous ferez part de l'expérience des cours d'appel. Dep. Verte, vous porterez la voix du législateur environnemental. Dep. EU Weber, vous apporterez la perspective européenne. Cons. Leroy, vous représenterez la vision du Conseil d'État. Me Fournier, vous explorerez les frontières du droit public. Dir. Mathieu, vous préciserez les intentions de la rédaction législative.
Cons. Dupont, je vous laisse la parole pour poser les jalons de cette réflexion.