Le débat qui nous réunit aujourd'hui interroge la finalité de la réclusion criminelle à perpétuité : est-elle encore l'instrument de la rétribution sociale exigée par l'opinion, ou le symptôme d'une crise de légitimité de la peine ? Si le Code pénal, de l'article 131-1 aux mécanismes de relèvement pour terrorisme, consacre cette sanction, la jurisprudence de la Cour de cassation et les orientations de la CJUE viennent en préciser, voire en limiter, les modalités d'exécution.
Pour explorer cette question, j'ai convié un panel d'experts.
Me Rousseau, vous apporterez votre expertise sur les libertés fondamentales.
Pdt Marchand, vous représenterez la pratique de la magistrature.
Membre Faure, vous apporterez le regard du Conseil constitutionnel.
Dep. Martin, vous porterez la voix de la commission des lois.
Sen. Blanc, vous apporterez la perspective du Sénat.
Prof. Carre, vous analyserez les institutions.
Dep. EU Weber, vous apporterez l'éclairage européen.
Dr. Parmentier, vous interviendrez sur le plan sociologique.
Me Fournier, vous apporterez votre maîtrise du droit public.
Cons. Leroy, vous représenterez le contentieux administratif.
Me Rousseau, je vous laisse la parole pour poser les premiers jalons de cette réflexion.