La question de la supériorité normative de la Sharia face aux lois de la République nous place au cœur de la tension entre l'ordre religieux et l'ordre juridique étatique. La jurisprudence actuelle, notamment celle de la Cour de cassation et de la Cour d'appel de Paris, est sans équivoque : elle réaffirme l'application exclusive de la loi nationale et l'impératif de neutralité, tout en refusant de se prononcer sur la validité de systèmes religieux concurrents.
Pour explorer cette problématique, j'ai sollicité :
Prof. Carre, pour l'analyse des fondements constitutionnels. Membre Faure, pour le retour d'expérience de la régulation constitutionnelle. Me Fournier, pour les enjeux du droit administratif. Cons. Leroy, pour la perspective du contentieux de l'État. Dep. Martin, pour l'expression de la volonté législative. Sen. Blanc, pour la vision de la stabilité de nos lois. Me Da Silva, pour l'articulation avec le droit international et l'arbitrage. Dr. Parmentier, pour la lecture sociologique des institutions.
Prof. Carre, je vous laisse la parole pour poser les jalons de ce débat sur les piliers de notre architecture institutionnelle.