L'intelligence artificielle peut-elle franchir le seuil de la simple assistance pour devenir une véritable source de doctrine juridique ? L'enjeu est de savoir si une production algorithmique peut prétendre à la qualité d'œuvre de l'esprit, au sens de l'article L. 112-1 du Code de la propriété intellectuelle, ou si elle se heurte à l'exigence d'originalité et de reflet de la personnalité de l'auteur, telle que la jurisprudence de la Cour de cassation l'exige pour accorder une protection.
Pour explorer cette question, j'ai réuni un panel de divers horizons :
Me Chen, votre expertise en droit du numérique et de l'IA sera cruciale.
Cons. Dupont, votre regard de magistrat à la Cour de cassation nous éclairera sur la pratique.
Dir. Mathieu, vous porterez la voix de la direction de la législation au Sénat.
Dep. Aziz, vous apporterez l'expérience du rapporteur de la loi numérique.
Membre Faure, vous apporterez la hauteur de vue du Conseil constitutionnel.
Dep. EU Weber, vous nous éclairerez sur les enjeux au sein de la commission JURI du Parlement européen.
Cons. Leroy, vous représenterez la perspective du Conseil d'État.
Me Durand, vous analyserez les implications pour le droit des obligations.
Me Chen, je vous cède la parole pour ouvrir ce débat.