La question qui nous réunit aujourd'hui est celle de la pérennisation de la vidéosurveillance algorithmique au-delà de la période olympique. Il s'agit de déterminer si le cadre expérimental actuel, conçu pour la sécurité des Jeux, peut et doit se transformer en un régime juridique permanent.
Le droit positif nous impose un cadre exigeant : le RGPD et la Directive « Police-Justice » encadrent strictement la licéité, la finalité et la proportionnalité des traitements, tout en posant des principes d'interdiction sur l'usage de données biométriques pour l'identification unique. Entre les expérimentations surveillées par la CNIL et la jurisprudence de la Cour de cassation sur la recherche de preuves, l'équilibre entre impératif de sécurité et protection de la vie privée est au cœur de la tension actuelle.
Pour éclairer ce débat, j'ai sollicité :
Me Chen, spécialiste du droit de l'IA et des données ; Dep. Aziz, rapporteur de la loi numérique ; Dep. EU Weber, de la commission JURI du Parlement européen ; Cons. Leroy, du Conseil d'État ; Membre Faure, ancien membre du Conseil constitutionnel ; Me Rousseau, spécialiste des libertés fondamentales ; Pdt Marchand, président de chambre correctionnelle ; et Me Fournier, spécialiste du droit public.
Me Chen, je vous laisse la parole pour nous présenter les premiers enjeux liés à la nature même de ces traitements algorithmiques et à leur compatibilité avec le principe de minimisation des données.