La question qui nous réunit aujourd'hui interroge l'équilibre entre la protection du mandat social et l'indemnisation des tiers. La jurisprudence actuelle limite la responsabilité personnelle du dirigeant aux fautes d'une particulière gravité et intentionnelles, détachables de ses fonctions. Ce régime est-il un bouclier indispensable à la prise de risque managériale ou une entrave injustifiée à la réparation des préjudices subis par les créanciers ?
Pour ce débat, j'ai réuni :
Cons. Dupont, pour la vision de la Cour de cassation. Me Lambert, pour la pratique du droit des affaires. Pdte Moreau, pour l'expérience du siège en appel. Dep. Martin et Sen. Blanc, pour la perspective législative. Pdt. de Saint-Marc, pour les impératifs de gouvernance des grandes entreprises. Me Durand, pour l'analyse du droit civil des obligations. JI Renard, pour l'éclairage de la répression financière.
Cons. Dupont, je vous laisse la parole pour initier nos échanges.