Le droit souple — ces recommandations, codes de conduite et lignes directrices — est-il en train de s'ériger en un système de régulation parallèle, presque autonome ? Dans l'espace numérique, entre les codes de conduite encouragés par le DSA et les normes techniques dont la CJUE reconnaît les effets juridiques, la frontière entre l'incitation et l'obligation semble s'estomper.
Pour explorer cette mutation, j'ai réuni un panel de divers horizons :
Me Chen apportera son expertise sur le numérique et l'IA ; le Député Aziz, son regard de législateur ; le Député européen Weber, la perspective de la commission JURI ; le Conseiller Leroy, l'analyse du contentieux administratif ; Me Fournier, la vision du droit public ; le Directeur Mathieu, l'expérience de la législation au Sénat ; le Membre Faure, l'œil de la constitutionnalité ; le Professeur Carre, l'analyse institutionnelle ; Me Lambert, la pratique du droit des affaires ; le Conseiller Dupont, la perspective de la Cour de cassation ; le Docteur Blandin, l'approche économique de la régulation ; et le Docteur Parmentier, l'analyse sociologique des institutions.
Me Chen, je vous cède la parole pour ouvrir ce débat.