Le règlement extrajudiciaire des litiges prévu par le DSA soulève une question de fond : l'efficacité de la régulation numérique peut-elle reposer sur des décisions dépourvues de force obligatoire ? L'article 21 du Règlement (UE) 2022/2065 dispose actuellement que les organismes certifiés n'ont pas le pouvoir d'imposer un règlement contraignant aux parties. Il s'agit de déterminer si ce modèle constitue une limite à l'effectivité du droit ou une protection nécessaire de la souveraineté juridictionnelle.
Pour ce débat, j'ai sollicité des expertises variées.
Weber, vous apporterez l'éclairage de la commission JURI du Parlement européen. Me Chen, vous interviendrez sur les spécificités du droit du numérique et de l'IA. Aziz, votre regard de rapporteur de la loi numérique sera essentiel. Me Da Silva, vous nous parlerez de l'articulation avec l'arbitrage et le droit international privé. Cons. Leroy, vous représenterez la perspective du contentieux administratif. Prof. Carre, vous analyserez les enjeux institutionnels et constitutionnels. Dr. Blandin, vous apporterez l'analyse de l'économie de la régulation. Me Lambert, vous porterez la voix du droit des affaires.
Weber, je vous cède la parole pour ouvrir la discussion.