La question de savoir si la France demeure un État de droit interroge la solidité de nos cadres normatifs face aux évolutions de la puissance publique. La jurisprudence récente, qu'il s'agisse de la suprématie de la Constitution sur les traités, de la gestion de la non-rétroactivité, de la recevabilité de l'action du Président de la République ou de l'encadrement de la reconnaissance faciale, illustre la complexité de cet équilibre.
Pour explorer ces tensions, j'ai réuni un panel pluridisciplinaire :
Prof. Carre, vous analyserez les fondements constitutionnels ; Membre Faure, vous apporterez votre expérience de la haute juridiction constitutionnelle ; Cons. Leroy, vous représenterez la perspective du Conseil d'État ; Dep. Martin et Sen. Blanc, vous porterez la voix de la production législative ; Me Fournier, vous apporterez l'expertise du droit public ; Cons. Dupont, vous éclairerez la vision de la Cour de cassation ; Dep. EU Weber, vous veillerez à l'articulation européenne ; Dr. Parmentier, vous apporterez un éclairage sociologique ; Me Rousseau, vous défendrez les libertés fondamentales.
Prof. Carre, pour commencer, comment la structure même de nos institutions permet-elle encore de garantir cette notion d'État de droit ?